Apprenti Maçon - 1er Grade

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comparaison Rite Français et RER

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travaillant sur cette question mais n'étant pas du Rite Français j'ai du mal à en comprendre la philosophie en regard de celle du RER. QUelqu'un aurait-il quelques lumières à ce sujet ?
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L’esprit du Rite Français

Il est courant d'entendre que chaque rite possède sa propre spécificité et sa propre spiritualité. Comme les autres rites, le Rite Français assoit son enseignement sur les emblèmes bibliques et les prétextes historiques qui y sont associés, mais il n'y adjoint aucune démarche hermétique et s'appesantit plus sur la valeur morale des allégories qui sont utilisées que sur leurs détails.

On a pu dire que la spécificité du Rite Français, c’est de ne pas en avoir : les autres Rites ont subi l’influence de facteurs extra-maçonniques, et que c’est cette influence qui donne à chacun sa spécificité, tandis que le Rite Français n’a subi aucune telle influence. Cela vaut quand on compare le Rite Français aux autres Rites qui proviennent de la Maçonnerie française du XVIIIe siècle, c’est-à-dire au Rite Ecossais Rectifié et au Rite Ecossais Ancien et Accepté, en laissant hors de la comparaison les Rites britanniques et américains. En particulier, le Rite Français n’a pas de doctrine explicite. Qu’il n’ait pas de doctrine ne veut pas dire qu’il ne contienne pas d’enseignement, mais son enseignement n’est nulle part développé sous la forme doctrinale explicite et discursive dans les textes du rite.

La spiritualité maçonnique est enracinée dans la tradition judéo-chrétienne et a deux fondements très simples : la fraternité des hommes, la paternité de Dieu, celle-ci étant elle-même le fondement de celle-là. Les maçons du Rite Français des grades bleus reçoivent ainsi un enseignement symbolique basé sur ces deux principes et les allégories qui s'y rattachent sans développer la symbolique alchimique ou chevaleresque qui est présente dans d'autres rites. Cela bien sur ne constitue en aucune façon un jugement de valeur vis à vis de ces rites, pratiqués également dans les loges de la Grande Loge Nationale Français

Edmond Mazet définissait ainsi l'esprit du Rite Français auquel les frères qui le pratiquent sont très attachés : « Simplicité et absence de prétentions, convivialité, amitié chaleureuse, c’est ce que les frères ressentent dans nos assemblées, sans que cela exclue la profondeur spirituelle. Le Rite Français est un Rite dans lequel, comme on dit, on fait des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. »

Il n'est pas plus beau, ni meilleur que les autres Rites, il est comme eux un chemin pour parvenir au sommet d'une colline vers où tous convergent, un chemin initiatique traditionnel parmi d'autres. Mais comme les autres rites il n'est valable que bien pratiqué. Ceci implique pour les Francs-maçons réguliers de « le transmettre dans sa plénitude aux générations à venir ».

G.L.N.F. 12 rue Christine de Pisan 7501

Dernière modification le 28-08-2014 à 19:58:33

Dernière modification le 28-08-2014 à 19:58:38

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LE RER A L’AUBE DU XXIe SIECLE

Le RER connut au XIXe siècle une longue éclipse excepté en Suisse de sorte que le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie devint le Conservateur du Régime dans le monde.

Réveillé en France en 1910 par Edouard de Ribeaucourt, le RER sera en 1913 avec la Loge Le Centre des Amis n°1 à l’origine de la restauration de la maçonnerie régulière en France par la fondation de la Grande loge Nationale Indépendante pour la France et les Colonies qui deviendra la Grande Loge Nationale Française.

Le grade de Maître Ecossais de Saint André est régi par le Directoire National des Loges Ecossaises Rectifiées de France (DNLERF)

L’Ordre intérieur est régi par le Grand Prieuré Rectifié de France. (GPRF)

Ces deux juridictions sont liées organiquement par un concordat plaçant le DNLERF sous l’obédience du GPRF ; la GLNF entretient avec elles des liens d’amitié.

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RITE ECOSSAIS RECTIFIÉ

Le Rite Ecossais Rectifié et le Régime qui lui sert de vecteur se caractérisent par une cohérence exceptionnelle due au fait qu’ils ont été élaborés en France à la fin du XVIIIe siècle par des francs-maçons qui avaient une idée extrêmement précise du résultat final recherché et qui ont su manier avec une très grande habileté des matériaux symboliques et rituels d’origines différentes pour en faire naître une œuvre homogène pédagogique initiatique.

Souvent souligné le caractère chrétien de ce Rite tient à ses références doctrinales et aux valeurs qu’il met en exergue ; il ne s’agit pas d’une allégeance confessionnelle ou d’un conditionnement aux dogmes d’une religion particulière. Par essence un Rite maçonnique se situe dans une perspective ésotérique qui transcende toutes les concrétisations particulières du fait religieux et qui « rassemblant ce qui est épars vise à conduire l’homme vers l’unité du Principe.

Ce propos liminaire va être explicité dans les développements qui suivent sur la genèse et la doctrine du Rite ; nous donnerons ensuite un aperçu sur l’organisation actuelle du Régime Ecossais Rectifié.


On pourrait s’interroger sur la pertinence, à notre époque post moderne, de références à l’idéal chevaleresque et à la tradition chrétienne. Cependant la quête de sens et de références spirituelles sont plus que jamais vivaces et les valeurs portées par le RER sont toujours actuelles. Ouvert sans exclusive à tout homme de désir dès lors qu’il accueille, quelle que soit sa confession, le message évangélique originel, le RER propose une authentique voie initiatique de réalisation spirituelle permettant de retrouver l’état d’unité dans le principe divin et en lui la pacification de notre être, but réel de toute voie initiatique traditionnelle.

Jean-Baptiste Willermoz

Ce grand maçon lyonnais (1730-1824) a été initié à l’âge de 20 ans. Il rencontre Martines de Pasqually en 1767 et, séduit par la personne et la doctrine, devient l’un de ses disciples. Animateur des Elus Coens de Lyon, il devient également Chancelier de la province d’Auvergne de la SOT.

Conscient de la nécessité d’une profonde réforme de la maçonnerie, J-B Willermoz va être le principal instigateur avec Jean de Turckeim du “renouvellement de l’Ordre “ et de la création du Rite Ecossais Rectifié .

Dernière modification le 28-08-2014 à 19:59:55

Dernière modification le 28-08-2014 à 20:02:04

Dernière modification le 28-08-2014 à 20:02:08
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